Pourquoi et comment l’interculturel peut-il devenir l’un des moyens d’intégration et de co-existence ?


Ertek B. , Demirkan M., Başkan N. S.

9e congrès panhellénique et international des professeurs de français, Athens, Yunanistan, 20 - 23 Ekim 2016, ss.1

  • Basıldığı Şehir: Athens
  • Basıldığı Ülke: Yunanistan
  • Sayfa Sayıları: ss.1

Özet

En raison des conflits et des guerres, le flux migratoire est devenu un phénomène indéniable avec lequel il nous faut composer et gérer intelligemment. L’un des problèmes importants vécus par les immigrés est celui de leur processus d’intégration. L’interculturalisme ne peut-il pas à juste raison devenir un moyen efficace afin d’éviter les « conflits de valeurs » vécus par ces personnes déplacées ? En effet, ces conflits mal gérés peuvent les pousser non seulement à la rupture culturelle et familiale, mais surtout à des sentiments de rejet de leur culture d’origine et à une image négative de soi et des autres. Ce sentiment peut les conduire à l’incongruence culturelle qui peut déclencher le découragement, l’anxiété, la dépression et finalement la marginalisation, voire même les délits. 

De surcroit, ces immigrants doivent faire face aux difficultés comme la discrimination, les préjugés, le choc culturel et aux conditions de travail souvent proches de l’exploitation pour survivre sans compter ceux qui sont sans travail et ceux qui restent (volontairement ou non) à l’écart de la société. En plus de vivre des difficultés d’adaptation à un nouveau pays (au sein de ces gens-là ne doivent-ils pas s’adapter à un nouvel environnement social, politique, culturel et linguistique qui leur est complètement étranger au final ? 

L’interculturalisme et l’approche interculturelle ne peuvent-ils pas nous aider justement à mieux saisir toutes ces difficultés de compréhension et d’intégration linguistique qui permettra leur intégration économique, professionnelle et sociale ? L’approche interculturelle ne nous garantit-il pas de mieux combattre les différents obstacles aussi bien social, religieux et culturel ? Et, pour nous enseignants, comment ne pas comprendre ce dont peuvent souffrir ces immigrés, comment ne pas répondre à leurs besoins lorsque la langue n’est pas un simple véhicule de communication mais aussi un dialogue interculturel, une reconnaissance mutuelle, une sorte de contrat social et moral ? Comment garantir ce savoir co-vivre et co-exister indispensable pour notre intercompréhension et notre inter-paix ? Et, comment faire réussir leur intégration sans les marginaliser, sans laisser se dissoudre leur culture d’origine dans une acculturation infructueuse pour eux et pour nous ? D’où provient peut-être la nécessité du FLI (français langue d’intégration) qui veut surtout valoriser la compétence interculturelle visant le tandem « co-culture relationnelle/co-existentielle, co-actionnelle » visant l'acquisition d'une compétence relationnelle et d’un « savoir co-exister » mutuelle.